Ce que j'ai appris en passant le "certificat de l'Influence Responsable" de l'ARPP.
Les vraies règles pour se professionnaliser et débloquer des opportunités, à petit budget.
Hello 👋🏼
Hier, j’ai passé le Certificat de l’Influence Responsable de l’ARPP.
J’ai appris l’existence de ce certificat grâce à un live organisé par les équipes de Youtube auquel j’étais invitée.
Mais j’ai réalisé que 80% du marché est à la ramasse.
Aujourd’hui, je vous raconte :
ce que j’ai appris de plus vital
pourquoi ça m’a ouvert les yeux sur la réalité du métier
pourquoi je pense que TOUS les créateurs devraient la passer
Ce que j’ai (vraiment) appris
Au début, je me suis dit : “Caro, t’as 500+ épisodes de podcast, des milliers de posts à ton actif, tu gères des campagnes d’influence tous les jours. Tu sais comment ça marche, pas besoin d’une certif.”
J’avais tort.
Il y a pleiiiin de trucs que je ne savais pas.
Alors que j’avais fait tout un épisode sur le sujet (!) et que j’ai une agence d’influence.
Alors, imaginez à quel point quelqu’un qui n’est pas du sérail serait paumé…
Pourtant, on est TOUS concernés.
À partir du moment où vous postez en ligne, vous faites de l’influence.
Il n’y a pas de montant minimum d’abonnés ou de montant minimum monétaire à atteindre.
Oui, vous êtes tous concernés par la mention d’une collaboration commerciale, dans ces cas-là :
Vous avez bien compris, ce n’est pas que pour ceux qui sont “influenceur” de métier. C’est valable pour tous ceux qui postent.
Si une marque vous propose de poster, “en échange de…”, même si vous avez 2 abonnés et même si c’est pour recevoir une carafe en papier, -20%, ou le droit de rentrer, vous devez l’indiquer.
Depuis la loi du 9 juin 2023, les règles sont claires. L’indication doit être :
Explicite
“Collaboration commerciale”, “En partenariat avec”, “Sponsorisé par”. En français. Pas de “ad”, pas de “#collab”, pas de “Merci à [marque]”Instantanée
Visible dès le début du contenu. Pas planquée après le “voir plus”.Lisible
Taille suffisante, couleur contrastante, durée visible dans les vidéos.
Et si un produit est offert sans obligation de post ? Techniquement, ce n’est pas une collab’ commerciale.
Mais si on décide quand même de poster, c’est mieux de le mentionner (#produitoffert) dans les mêmes conditions. Par pure transparence.

Une invitation à un événement ? Même logique (#invitation), comme par exemple ici où j’étais invitée par le Web Summit à Lisbonne :
On pense tous bien faire. Mais quand on voit les exemples concrets de la formation, on réalise que 80% du marché est à côté de la plaque.
Par exemple, on ne peut pas dire : “Je vous conseille de manger un kiwi au petit-dejeuner, c’est plein de vitamines”.
Voici pourquoi :
Wow. Vous avez vu comme c’est spécifique et technique ?
Dans les secteurs : finance, santé, alcool, CBD, cosmétiques ou des produits pour enfants, ces règles ne peuvent PAS se deviner.
On doit les connaitre.
Et les zones grises sont plus courantes qu’on croit…
On en est encore aux débuts, mais le cadre est posé. Et ceux qui ne s’y conforment pas s’exposent à des sanctions réelles. On parle de 20 000€ d’amende pour certains cas documentés par la DGCCRF.
Pourquoi tout le monde fait l’autruche (à tort)
Soyons honnêtes. La plupart des créateurs voient ça comme une contrainte administrative et un frein à la créativité.
Je confirme que ces règles mettent un énorme stress aux créateurs.
En même temps on ne peut pas vouloir que ce métier se développe et vouloir qu’il reste libre, facile et intuitif.
Pour moi, cette certification est un des meilleurs investissements qu’on puisse faire pour faire de l’influence (même micro-influence).
1) C’est un argument de crédibilité, sur un marché qui n’en a pas
L’influence marketing, c’est encore le Far West. Les annonceurs ont peur des scandales, des créateurs qui ne respectent pas les règles, des retombées négatives, etc. Quand tu arrives avec le Certificat ARPP, tu envoies un signal : “Je suis un pro et je connais les règles”.
↳ Tu vends du clé en main et tu peux donc justifier de ne pas vendre au même prix, car tu conseilles en plus d’exécuter.
2) Ça ouvre les portes des grands comptes
Les grandes marques et les agences média (qui te présentent aux marques) commencent à exiger cette certification.
Perso, j’ai bossé avec des influenceurs avant de le devenir moi-même. Je me souviens de l’inconfort de travailler avec quelqu’un qui prend son chèque et s’en va, te laissant face à ton Manager pour justifier les retombées de l’opération… Encore beaucoup d’influenceurs vendent sans vouloir suivre un brief, ni rendre des comptes.
↳ Un créateur certifié sera préféré à un créateur non certifié.
Alors, si veux bosser avec des annonceurs sérieux ? Montre-leur que tu l’es !
3) Ça vous protège
Le jour où un annonceur te demande border — dénigrer un concurrent, masquer une collaboration, promouvoir un produit financier sans disclaimer — on sait exactement où est la ligne.
↳ Au lieu de devoir dire non, on cite la loi.
Basta !
Comment se passe la certification
C’est simple, rapide, et en ligne.
Pour une centaine d’euros, on suit les modules de formation (1h30) et on apprend les fondamentaux : cadre juridique, règles de transparence, cas pratiques. Puis on passe l’examen blanc et l’examen final.
Le certificat est valable 2 ans et il est reconnu par l’ensemble du marché publicitaire français.
À un prix hyper raisonnable :
Mon conseil : Ne le faites pas “à l’occasion”. Mais maintenant.
Avant la prochaine campagne, la prochaine négo et avant que ça devienne un pré-requis et d’être le dernier à ne pas l’avoir.
L’influence responsable, c’est un fast-track pour se développer.
↳ Passez la certification ici.
Je précise que je n’ai pas d’autre intérêt - que le vôtre - à vous dire ça.
♥️






Hello Caroline, j’ai passé et réussi aussi l’examen Influenceur 2.0 lundi dernier, suite au live de la communauté des créateurs YouTube de la semaine dernière. Très bien de sensibiliser tout le monde à le passer ou à minima à prendre connaissance de l’obligation de citer ses placements de produits au début de la vidéo. Dans mon secteur (IA), je vois trop de gens qui partagent des outils d’IA sur LinkedIn / Twitter sans jamais ajouter de mention « collaboration commerciale » sans compter ceux qui relaient des outils dont la communication est peu éthique (style higgsfield) et contraire aux directives de l’ARPP. Moi aussi, je confirme comme toi, que j’ai beaucoup appris sur des choses assez subtiles. Ex en cosmétiques, il est interdit de citer que les produits n’ont pas été testés sur des animaux… car c’est de fait interdit depuis 2013 !